J'ai récemment lu un merveilleux livre, regroupant
différentes pensées
indiennes, recueillies dans des discours, des lettres, ...
J'ai voulu vous faire partager les plus belles.
Vous trouverez, au bas, les coordonnées
du livre où je les ai trouvées.
Bonne lecture !
Quand tu te lèves le matin,
remercie pour la lumière du jour,
pour ta vie et ta force.
Remercie pour la nourriture
et le bonheur de vivre.
Si tu ne vois pas de raison de remercier,
la faute repose en toi-même.
Tecumseh, chef shawnee (1768-1813)
La beauté devant moi fasse que je marche
La beauté derrière moi fasse que je marche
La beauté au-dessus de moi fasse que je marche
La beauté au-dessous de moi fasse que je marche
La beauté tout autour de moi fasse que je marche
Strophe du Kledze Hatal, chant shaman navajo.
Qu'est-ce que la vie ?
C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit.
C'est le souffle d'un bison en hiver.
C'est la petite ombre qui court dans l'herbe
et se perd au coucher de soleil.
Crowfoot,
chef blackfeet (1821-1890).
Nous étions un peuple sans loi, mais nous étions
en très bons termes avec le Grand Esprit, créateur
et maître de toutes choses. Vous Blancs, présumiez
que nous étions sauvages. Vous ne compreniez pas nos
prières. Vous n'avez pas essayé de les comprendre.
Quand nous chantions nos louanges au soleil, à la lune
ou au vent, vous disiez que nous adorions des idoles. Sans
nous comprendre, vous nous avez condamnés comme des
âmes perdues, simplement parce que notre culte était
différent du vôtre.
Nous voyions la main du Grand Esprit dans presque tout : soleil,
lune, arbres, vent et montagnes. Parfois, nous l'approchions
à travers toutes ces choses. Était-ce si mal
? Je pense que nous croyons sincèrement en l'Être
suprême ; d'une fois plus forte que celle de bien des
Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens
qui vivent près de la nature ne vivent pas dans l'obscurité.
Saviez-vous que les arbres parlent ? Ils le font, cependant.
Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez.
L'ennui, c'est que les Blancs n'écoutent pas. Ils n'ont
jamais appris à écouter les Indiens, aussi je
doute qu'ils écoutent les autres voix de la nature.
Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris : tantôt
sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur
le Grand Esprit.
Tatanga Mani ou Walking Buffalo, indien stoney
(1871-1967)
Mes jeunes gens ne travailleront jamais.
Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver; et la sagesse
nous vient par les rêves.
Vous me demandez de labourer la terre.
Dois-je prendre un couteau et déchirer le sein de ma
mère ? Alors quand je mourrai, elle ne voudra pas me
prendre dans son sein pour que j'y repose.
Vous me demandez de creuser pour trouver la pierre.
Dois-je creuser sous sa peau pour m'emparer de ses os ? Alors,
quand je mourrai, je ne pourrai plus entrer dans son corps
pour renaître.
Vous me demandez de couper l'herbe, d'en faire du foin, de
le vendre pour être aussi riche que les hommes blancs.
Mais comment oserais-je couper les cheveux de ma mère
?
Smohalla, indien nez-percé, fondateur
de la religion des rêveurs.
Ô Grand Esprit, dont j'entends la voix dans les vents
et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi.
Je viens vers toi comme l'un de tes nombreux enfants ; je
suis faible... je suis petit... j'ai besoin de ta sagesse
et de ta force.
Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes
yeux aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers
de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as créées,
et rend mes oreilles fines pour qu'elles puissent entendre
ta voix.
Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que u
as enseigné à mon peuple et les leçons
que tu as cachées dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande force et sagesse, non pour être supérieur
à mes frères, mais afin d'être capable
de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.
Fais que je sois toujours prêt à me présenter
devant toi avec des mains propres et un regard droit.
Ainsi, lorsque ma vie s'éteindra comme s'éteint
un coucher de soleil, mon esprit pourra venir à toi
sans honte.